SORCIÈRES, RITES, CROYANCES ET PERSÉCUTIONS EN ALSACE

SORCIÈRES, RITES, CROYANCES ET PERSÉCUTIONS EN ALSACE

De 1440 à 1682 , notre région a connu l’un des épisodes les plus sinistres de son histoire. Au cours de ces deux siècles, des centaines de personnes, majoritairement des femmes, sont passées en jugement devant des tribunaux qui ne leur laissaient guère de chance. Près de 1600 bûchers ont flambé près des villes et des villages d’Alsace. Avec le recul, on est sidéré devant la cruauté des méthodes employées, en contradiction apparente avec l’Humanisme qu’on attribue généralement à cette période. C’est oublier que ces procédés sont hérités du Moyen Âge, au même titre que le concept même de sorcière . Au moment où s’allumaient les premiers bûchers, les croyances et les pratiques de la magie populaire formaient la toile de fond des mentalités. Souvent issues du paganisme germanique, elles ont facilité la tâche des inquisiteurs puis des juges laïques.

UNE EXPOSITION salle de la Laub de Munster , rez- de-chaussée.

Société d’histoire du val et de la ville de Munster

du 23 mars au 31 mars 2018 de 14 h- 18 h, sauf le jeudi 29 mars de 14 h à 19 h 30.

 

Le Jeudi 29 mars 2018, à 20 h, Conférence organisée par la société d’histoire du val et de la ville de Munster et la Vallée des Contes.

Gérard Leser, historien-folkloriste

La sorcière, die Hax, a fait partie des peurs de nos prédécesseurs, avec le diable et les fantômes. Aujourd’hui encore, il est question de « dr Haxaschuss « , le lumbago ou de « a Watterhax », une sorcière qui fabrique les orages, parmi beaucoup d’autres expressions! Et nombreux en Alsace sont les lieux où elles se réunissaient pour y organiser leurs  » sabbats » et y faire allégeance au diable, leur maitre. C’est le cas du Haxaplatzla au dessus du Narrenstein, du Wurzelstein près du Tanet , du Stemlisberg et bien d’autres endroits dans la vallée. La « sorcière » une fois que sous la torture elle a confessé avoir renié Dieu et tous les saints, appartient au diable. Elle reçoit de lui un certain nombre de pouvoirs: celui de se transformer en animal: chat, chien, lièvre…; et surtout celui de faire des maléfices et nuire aux humains, au bétail comme aux récoltes. Au cours du XVIème et XVIIème siècle une terrible chasse aux sorcières a sévit en Alsace , comme dans tout le saint Empire romain germanique, faisant plus d’un millier de victimes innocentes (1600), dont une majorité de femmes, brûlées vives, avant que Louis XIV y mette un terme.

 

Cette exposition créée pour les Ateliers de la Seigneurie, à Andlau, se propose de faire connaître au grand public le déroulement de ce terrible épisode, ses mécanismes et ses acteurs. Pour ce faire, ils ont été abordés sous un angle plus large, en replaçant notre région dans son contexte géographique rhénan.Cette exposition a duré du 1er août au 30 octobre 2017 et attiré près de 5000 personnes. L’exposition a été produite par le CIP « Les Ateliers la Seigneurie » à Andlau, avec le soutien du Conseil Départemental du Bas-Rhin. Commissaires de l’exposition : Pierre Jacob, professeur agrégé d’histoire, ancien membre de la Casa Velasquez, professeur d’histoire régionale à l’Université Populaire Européenne ; Gérard Leser, historien-folkloriste, vice-président de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Alsace, président de la Société d’Histoire du Val et de la Ville de Munster ; Raymond Heidinger, collectionneur d’objets religieux et ésotériques. Conception graphique et impression : Pointcarré impression et communication.

Entrée gratuite

 

 

 

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